Parle-moi, toi que j’aime,
il est doux de t’entendre,
Quand mon corps et mes sens aspirent au plaisir.
Quand tu me dis l’amour, que ta voix se fait tendre,
C’est un si grand bonheur que j’en crois défaillir.
Écris-moi quand les
pleurs meurtrissent mes paupières,
Tant l’absence est pénible, et dure à supporter.
Nous ne pourrons jamais abolir les barrières,
Mais un seul mot de toi peut me réconforter.
Garde-moi quand dans
mes pensées germe le doute,
Que je t’aime si fort que parfois j’en ai peur.
Sans toi, je ne saurais continuer ma route.
Ma vie privée de toi ne serait que douleur.
Aime-moi quand tous
deux nous sommes à l’orage,
Que nous nous éloignons sans rime ni raison,
Qu’il s’en faudrait d’un rien qu’on ne fasse naufrage,
Que pour notre avenir il n’est plus d’horizon.
Chante-moi doucement ta
chanson nostalgique,
Quand les flammes le soir crépitent au foyer.
Elle sait consoler mon cœur mélancolique,
Quand j’ai si mal de toi que j’en pourrais crier.
Berce-moi lorsque dans
tes bras je suis captive,
Quand ma lèvre assoiffée tremble d’émotion,
Que ton corps et le mien s’en vont à la dérive,
Emportés par le flot de notre passion.
Souris-moi si mes yeux
s’embrument de tristesse
Quand tu quittes mes bras pour retourner chez toi.
Pour que soit oublié cet instant de faiblesse,
Avant que de partir, mon amour, souris-moi.
Renée Jeanne Mignard
Poétesse française
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