Le temps des sucres vient au printemps, vers la fin mars, quand la sève d’érable est récoltée durant la période de cinq à six semaines. Pourtant, une condition s’impose – il faut qu’il gèle la nuit et que le soleil apparaisse pendant le jour pour que le sirop soit bon.

Ce sont les Amérindiens qui découvrent le sirop d’érable, bien avant l’arrivée des Européens. Ils percent des trous dans le tronc des érables et fixent au bas de l’entaille un copeau de bois qui achemine la sève vers un récipient fait également d’écorce. Ensuite, ils font bouillir la sève dans des contenants d’argile afin d’obtenir du sirop d’érable, la sève contenant 1% à 2% de sucre.

Dès les premiers jours de la Nouvelle-France, les Amérindiens apprennent aux colons à entailler le tronc de l’arbre au début du printemps, à recueillir la sève et à la faire bouillir. Très vite, la coutume se répand et le sirop constitue aux XVIIe et XVIIe siècles la source de sucre la moins dispendieuse du marché et la plus importante. Très vite aussi, la période de récolte de la sève d’érable devient une période de réjouissance qui signifie la fin du long hiver canadien.

Pour récolter la sève, à chaque arbre, on fait son entaille, place sa goutterelle et un seau.

Au XIXe siècle, le processus s’industrialise. Le chalumeau est alors fabriqué en bois de cèdre, taillé en biseau et on l’appelle goutterelle ou goudrelle.

La neige recouvre encore le sol, alors la cueillette se fait parfois en raquettes, mais on utilise plus souvent un traîneau avec un baril, tiré par un cheval. La sève ainsi recueillie, est traitée, en faisant vaporiser l’eau et en la versant dans des formes spéciales.

En même temps, une autre tradition se répand : celle des moules à sucre. Des moules sont fabriqués à la main, sculptés dans du bois dur d’érable, de merisier ou de noyer. Généralement, ils sont faits d’une seule section, mais certains sont composés de plusieurs sections.

Les lieux ou les fermes, situées dans des érablières et qui s’occupent de la récolte du sirop d’érable, ont reçu au Québec le nom des cabanes à sucre. Ces cabanes sont devenu très populaires. Au Québec d’aujourd’hui, on en compte environ 430 et tout le monde peut y déguster les produits issus de la récolte. Il y en a partout, vous en trouverez dans les alentours de Montréal et même sur l’île de Montréal, dans les Laurentides, la Lanaudière, la Mauricie, en Montérégie, dans l'Outaouais, dans la région de la capitale nationale, dans l'Estrie et en Chaudière - Appalaches.

Vous y serez servi de plats traditionnels québécois, accompagnés du sirop d'érable, tels que « oreilles de crisse » - ce sont des grillades de lard rôties, mets de poulet ou du porc, omelettes, gaufres ou puddings – jetez un coup d’œil sur notre section des Recettes québécoises.

La musique, le chant et la danse, c’est un autre élément obligatoire de la visite à la cabane de sucre, tout comme le processus solennel de se sucrer le bec, c’est-à-dire de déguster une tire d'érable sur neige.

Cabane à sucre

Il faut 40 litres d’eau d’érable pour faire un seul litre de sirop. Quelle soif ! Mais, il est facile de faire du sirop ou d’autres produits à base d’érable : il suffit de percer un trou dans le tronc d’un arbre, de recueillir la sève dans un grand seau, d’échapper aux garde-forestiers, d’allumer votre poêle et mettre le seau sur le feu en vous armant de patience.

Voici la recette :

  • Pour obtenir du sirop d’érable : faites bouillir de la sève d’érable à 4° C de plus que pour l’eau, c’est-à-dire, à 104° C;

  • Pour du beurre d’érable : faites bouillir la sève à 111-112° C;

  • Pour de la tire d’érable : 115° C;

  • Pour du sucre dur : 118° C;

  • Enfin, pour du sucre granulé : 125° C.

Si cette aventure ne vous attire pas, il existe une autre option beaucoup plus simple : une visite à la cabane à sucre !

Au fil des ans, les techniques de cueillette se raffinent et de nouvelles méthodes de cueillette se développent : les chaudrons de fer sont remplacés par des évaporateurs avec des thermomètres intégrés, des mécanismes de contrôle du niveau et de l’entrée de l’eau d’érable, ainsi que d’autres innovations.

Dans les années 1980, la technique d’osmose inversée constitue une révolution technique. Désormais, la technologie permet de concentrer les éléments solubles dans l’eau d’érable, ce qui est un substitut plus efficace que l’évaporation.

Mais, toutes les révolutions, qu’elles soient tranquilles, bruyantes, tumultueuses, scientifiques ou raisonnablement accommodementées ne peuvent changer le principal : les réjouissances de la Cabane à Sucre, c’est pour toujours… du moins, tant que le printemps survivra au réchauffement global.

Je ne me souviens plus de la source ! Désolée !

D'abord une visite des lieux

L'érablière

La bouilloire, l'endroit où on fait chauffer le sirop.

Juste assez, juste à la bonne température

Je souhaite que vous ayez aimer votre visite au Québec

 

 

 

 

Retour Spécial de Pâques | Retour à l'Accueil du Jardin

 

 

 

Copyright (Au Jardin de l'amitié) © 2016 Tous droits réservés