Bonjour les ami(ies)

Le principal but du carême est par-dessus tout de préparer les gens à la célébration de la mort et de la résurrection du Christ. Méditer le chemin de croix, c'est méditer le chemin ténébreux et souffrant qui conduit à la lumière éclatante de Pâques, c'est aussi une façon de nous inviter à marcher sur le chemin de Jésus qui mène à la Résurrection.

C'est par amour pour nous que Jésus est passé par la mort, la sienne, la nôtre. C'est pour que Lui et nous, nous vivions à jamais. Le Chemin de Croix est aussi chemin de Vie et chemin d'Amour. Jésus a marché sur nos routes d'hier, Il a pardonné, guéri, consolé et enseigné. Il a porté à bout d'agonie nos péchés et notre détresse et a fait revivre l'Espérance en nous. Aujourd'hui Il marche encore sur notre route de vie, Il est là pour celui qui souffre, c'est Lui qui pardonne, guérit et console, Il lutte aussi avec ceux qui souffrent pour obtenir la justice.

Jésus nous offre à nous donner vie, à nous aider à continuer le chemin et à nous accompagner dans les moments difficiles. Oui Jésus veut nous guérir de tout ce qui nous empoisonne la vie, mais pour cela Il a besoin de notre ouverture. Sur les chemins de croix de nos vies, Il nous attend pour nous parler d'amour, de vie donnée et de joie.

En toute amitié Zita

 Première station : Jésus est condamné à la mort.

Alors les soldats, le commandant et les gardes juifs, se saisissent de Jésus et l’enchaînent (Jean 18, 12)

Peut-être un jour nous est-il arrivé de se faire arrêter par un agent de la paix pour une infraction quelconque ? Peut-être nous ont-ils amené au poste de police ? Peut-être même avons-nous subi l’humiliation des menottes ou encore d’être mis en cellule ? Quelle expérience éprouvante de vivre une arrestation même si nous le méritons parfois ?

Jésus, Lui, Il était innocent, Il était seul dans un jardin, à prier et pourtant on vient l’arrêter, le menotter et même l’enchaîner comme le pire des brigands. Pourtant, même s’Il clame son innocence, on ne l’écoute pas et on réclame pour lui la mort. Jésus a été condamné à cause de nos péchés. Il commence à boire la coupe que son Père a préparée pour Lui et qui nous ouvrira la voie du pardon.

Posons-nous la question :

- M'est-il arrivé d'avoir été condamné injustement, d'avoir été trahi par une personne en qui j'avais entièrement confiance...

- De penser que personne ne m'écoute quand je parle ?

Aujourd'hui encore, de par le monde, des innocents sont condamnés à cause de leurs convictions politiques ou religieuses. Afin que tout homme ait au cœur le sens de la justice, ensemble, prions le Seigneur !

C’est Ta passion Seigneur qui se prolonge encore aujourd’hui chez tous les hommes et femmes qui souffrent à travers le monde. Viens à leur aide Seigneur.

N’ayons pas peur de lui confier nos fardeaux : nous en avons tous, des petits et des grands, des souffrances cachées ou des situations difficiles à vivre. Et, comme le dit le chant thème du Carême : « Laissons-nous regarder par le Christ ». N’ayons pas peur car Il nous aime, viens suis-moi me dit-Il, viens ne crains pas.

 Deuxième station : Jésus est chargé de sa croix

Chemin de croix, chemin de guérison
Chemin de guérison, chemin de libération

Le Père a choisi la croix pour son Fils, et le Fils l'a pris sur ses épaules. Il l'a portée sur le Calvaire et sur elle, Il a offert sa vie. Sur la croix, il y a de la souffrance, sur la croix, il y a le salut, sur la croix il y a une leçon d'amour... la Croix est le signe d'un amour sans limites.

J'aimerais qu'on prenne le temps en commençant ce chemin de croix, de faire un beau signe de croix avec respect et de dire à Jésus, si tu es disposé à le faire : Je t'aime Jésus, fais de moi un témoin dans le monde d'aujourd'hui..

Jésus est chargé de sa Croix

Jésus portant lui-même sa Croix, sortit en direction du lieu dit : le Crâne ou Calvaire en hébreu, Golgotha (Jean 19, 17)

Entre ces deux premières stations, beaucoup de choses se sont passées. Jésus a été fouetté presque jusqu’à la mort, couronné d’épines, bafoué et humilié. Imaginons un instant la lourdeur de sa croix, ce sont tous nos péchés qui en sont la cause. Il portait nos maladies, notre égoïsme parfois, notre racisme, notre haine, notre refus de pardonner, nos injustices et notre violence... mais Il ne se plaignait pas, Il avançait dans un silence terrifiant, presque désarmant pour ceux qui le regardait, Il endurait tout par Amour.

Jésus a porté sa croix pour que nous puissions porter la nôtre. Quand il nous arrive un pépin, un moment de maladie, un deuil, une période de chômage, des difficultés dans notre relation de couple, avec nos enfants, quand la vie est trop lourde et que j’écrase sous le poids du fardeau, est-ce que je pense à Lui demander Son aide ? à Lui offrir tout en union avec Lui ? À chaque souffrance que nous vivons, Il est là prêt à nous aider si nous Le laissons agir en nous.

Ouvrons-Lui toute grande la porte de notre coeur maintenant, et invitons-Le à y prendre toute la place, cessons de gaspiller nos énergies à vouloir tout régler nous même. Nous verrons qu’à deux pour porter notre fardeau, ça ira beaucoup mieux.

Posons-nous la question :

- La souffrance dans ma vie est-elle communion ou isolement ?

Ayons une pensée pour toutes personnes qui se savent atteintes mortellement dans leur corps, afin qu’elles gardent l’espoir jusqu’au bout. Pour toutes les personnes condamnées à mort ou encore qui sont incarcérées, afin qu’elles trouvent compassion et consolation.

Seigneur, Tu connais la fragilité de la vie et l’importance de ne pas être abandonné quoiqu’il arrive. Jette sur eux un regard compatissant.

Jésus a été chargé de sa croix et Il ira jusqu’à la mort pour nous donner la vie.

 Troisième station : Jésus tombe pour la première fois

La foule Le suivait de trop près, Il n'arrivait plus à avancer. Ce n'était pas seulement le poids de la Croix qui lui faisait mal, c'était surtout l'indifférence et le mépris des gens qui regardaient tout cela sans broncher, un peu comme on regarde un spectacle. Quel gâchis, Lui qui avait été acclamé quelques jours auparavant, était maintenant réduit à la mort et pas n'importe quelle, la mort sur une croix... On le traitait comme un simple animal qu'on mène à l'abattoir. On le tiraillait, on le bousculait, on le poussait sans miséricorde pour le faire tomber. Comment se tenir debout quand tout le monde nous pousse dessus.

Même par terre, on continuait de l'injurier, de Lui donner des coups de pieds pour l'aider à se relever au lieu de Lui tendre la main. Que de souffrances pour un simple homme. "Ah ! se dit-Il, heureusement bientôt tout sera fini" et Il pria pour ses bourreaux...

Soutenu par la grâce de son Père, Il réussit à se relever non sans peine et a continuer le chemin.. Prenons un instant ici pour méditer ces paroles et partageons ce qui nous monte dans le coeur au moment de lire tout cela...

Oui Jésus est tombé comme un fruit mûr, comme une pierre au fond d'un puits, mais Il s'est relevé, redressé, Il a fait appel à toute son énergie et à demander l'aide de son Père et Il a continué le chemin. Il nous arrive parfois de se sentir au fond d'un puits, dans un tunnel sans fin et tout ce qu'on recherche c'est un peu de lumière. Dès qu'on aperçoit une petite lueur, on se donne une bonne poussée pour l'atteindre. Cette lumière devient alors une formidable source d'énergie. Dans la noirceur de nos vies tournons-nous vers Jésus Lumière du Monde qui saura nous donner une lueur d'espoir pour continuer notre chemin.

Tu sais mon ami(e)... tomber c'est pas bien grave, c'est humain, ce qui est grave par contre c'est de rester par terre, ne pas vouloir se relever et se plaindre sur notre sort en ne faisant rien pour l'améliorer. Si tu es dans le fond du puits, si tu te crois perdu, si tu n'as plus le courage de te relever et de continuer, aujourd'hui Dieu te tends la main et t'invite à reprendre le chemin malgré les blessures qui peuvent te faire mal. Accepteras-tu cette main tendue ?

La vie est un voyage sur un chemin souvent difficile et glissant. Il arrive même aux voyageurs expérimentés de glisser, parfois de tomber. Mais ce qui est important c'est de se relever et de reprendre la marche.

Tomber c'est humain et se relever c'est divin...

Posons nous la question :

- Quelle est, dans ma vie, la difficulté qui m'empêche de continuer le chemin...

- Qu'est-ce qui m'a blessé à un point tel que je me sens handicapé ?

- Mon coeur est-il rempli de blessures du passé qui m'empoisonnent la vie ?Ce soir présentons-nous en tout humilité à Celui qui peut nous guérir et nous rendre la vie. N'ayons pas peur. Il prendra sur sa Croix toutes nos blessures et nous dira maintenant : "Va, continue ton chemin... Ne souffre plus... Je veux te voir heureux(euse)... car Je t'aime..."

 Quatrième station : Jésus rencontre sa mère

Quant à Marie, elle retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. (Luc 2,19)

C’est dans la solitude et dans la souffrance que Jésus marche sur le chemin qui mène au Calvaire. Au milieu de la foule, une femme se fraie un chemin, elle cherche son Fils. Serait-ce son vêtement, serait-ce sa voix ? Elle s’affole... Mais Jésus la rassure : "Tu sais Mère, je ne fais que la volonté de mon Père".

Quelle tristesse on peut lire sur son visage ! Quelle incompréhension ! Pourquoi tout cela doit arriver ?

À travers le regard de sa mère, Jésus voit un cœur transpercé d’inquiétude. Il aperçoit en même temps toutes les peurs qui nous envahissent et nous empêchent d’être des créateurs d’espérance, des peurs qui étouffent nos audaces, nos initiatives, des peurs qui font de nous des êtres fragiles.

Prenons un instant pour présenter toutes ces peurs qui nous étouffent et nous empêchent de respirer.

Il n’y a que la foi pour expliquer le courage de Marie et sa fidélité à suivre son Fils même dans la souffrance. De plus, au pied de la Croix elle a accepté d’être notre Mère à tous, une Mère présente à nos douleurs et à nos difficultés. C’est avec discrétion qu’elle est présente au carrefour de toute détresse. Nous pouvons toujours nous tourner vers elle et lui confier nos misères, même les plus secrètes. Et de la même manière qu’elle a regardé Jésus, elle nous regarde aujourd’hui comme ses enfants bien-aimés.

Aux côtés de Marie prions tout spécialement pour tous ceux et celles qui se cherchent un refuge, un endroit où aller, ceux qui ne trouvent plus leur place à nul part.

Pour toutes familles dont la paix n’est plus possible, pour les pays en guerre et pour tous ceux qui meurent au combat. Mère des douleurs jette un regard compassion sur toutes ces familles.

Marie tu as dit « Oui » à la vie et à la mort. Dans le silence, apprends-moi à dire « Oui » et à le dire jusqu’au bout.. Sois ma force et mon soutien dans les jours plus difficiles.

La rencontre de Jésus et de Marie devait avoir une puissance presque magique. Quelle belle complicité on pouvait y voir dans ces deux visages, quelle joie mais aussi quelle tristesse : Joie de la rencontre mais tristesse de voir son Fils défiguré.

Rencontrer Jésus dans sa vie a quelque chose de magique aussi, ça change drôlement une vie.

- Suis-je capable dans ma vie de dire un "oui" inconditionnel à Jésus ? Un "oui" comme Marie, sans poser de question ?

- Comment arrives-tu à t'abandonner un peu plus chaque jour ?

 Cinquième station : Simon de Cyrène aide Jésus

Comme ils emmenaient Jésus, ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, ils le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. (Luc 23, 26)

Il s’appelait Simon, c’était un homme jeune et fort qui revenait des champs, il avait fait sa journée et avait hâte de rentrer chez lui. Mais voilà qu'on l'embauche pour aider le condamné. Rude corvée, physiquement et moralement. "Pourrais-tu me rendre un service ?" - "Pourrais-tu me donner un coup de main ?" Simon ne choisit pas : il reçoit un ordre et il ne sait pas encore ce qu’il arrivera par la suite.

Dieu accepte de l’aide, Il a besoin de quelqu'un pour l’aider à porter sa Croix comme moi j’ai besoin de Dieu et des autres pour porter les miennes. La route est parfois trop dure pour être parcourue seule... Mais est-ce que, comme Dieu, j’accepte de me laisser aider ou est-ce que j’aime mieux agir seul, lutter seul et réussir seul ?????

L’histoire Sainte n’est pas tissée uniquement d’évènements éclatants. Rappelons-nous ici les paroles de Jésus : « J’ai eu faim et vous m’avez donné à boire » — « J’étais étranger et vous m’avez accueilli » — « Nu, vous m’avez vêtu, malade ou en prison vous m’avez visité ». Chaque fois que je fais le moindre petit geste pour aider les autres ou encore donner du bonheur aux autres c'est à Dieu que je le fais. Si parfois, même si ça ne me le dit pas, même si ça me dérange de rendre le service demandé, que je suis contrainte à le faire mais que je le fais tout de même, je suis un peu comme Simon qui aide Jésus à porter sa Croix. En réfléchissant bien à cela, je crois qu'à l'avenir quand on me demandera un service je serai disponible pour le faire car en cette personne je verrai la présence de Dieu.

Si Toi Seigneur tu as accepté qu'on t'aide à porter ta Croix, ce n'est pas par manque de force mais tout simplement pour nous enseigner de toujours unir nos souffrances aux tiennes. Dieu nous a promis d'être toujours là pour nous aider à porter notre fardeau et quand notre fardeau est trop lourd pour nos frêles épaules, Il nous prend dans ses bras et nous porte avec.

Quand Jésus nous donne comme principe de vie pour atteindre le bonheur de suivre le chemin des béatitudes, ça peut paraitre exigeant... Avec Jésus, rien n'est pareil comme tout le monde.

Dans ma vie de tous les jours, est ce que pour moi Réussir "dans la vie" est-il plus important que de Réussir "ma vie" ? Peut-être mes buts à atteindre dans la vie étaient : la liberté, l'autonomie, l'indépendance, la richesse... Est-ce que je me sens plus heureuse depuis que j'ai atteint mes buts ?

As-tu parfois l'impression en regardant tout ce que tu as, que ta vie est vide de sens. Qu'y a-t-il devant toi ? Des choses, ou quelqu'un ? Est-ce que pour toi "Avoir" a plus d'importance qu' "Être" ?

Qu'est-ce que tu fais de concret dans ta vie pour être comme Simon, un porteur de croix pour soulager les autres ?

 Sixième station : Une femme essuie le visage de Jésus

Jésus est méconnaissable… Son corps n’est qu’une plaie… Son visage tuméfié est recouvert de sang, suite à son "couronnement" d’épines… On voit à peine ses yeux… ses yeux dont le regard perçant avait tant de fois scruté les cœurs…

De la foule une femme se détache ? La tradition a voulu qu’elle s’appela Véronique, et, se servant d’un tissu blanc, elle essuie le visage de Jésus…

Son geste est courageux, car elle s’expose à la colère des soldats… Mais elle le fait et, comme récompense de son acte charitable, Jésus lui laisse son "portrait" sur le tissu…

Bien qu’on ne connaisse pas grand chose de cette femme, l’essentiel à se souvenir est qu’elle ne s’est pas contenté de regarder Jésus passé sans rien faire, elle a osé affronter les soldats, peut-être de se faire ridiculiser pour essuyer avec amour et tendresse le visage de cet homme... (elle est passé à l’acte), elle apaise l'espace d'un moment la douleur de Jésus, lui redonne un élan pour continuer le chemin.

Dans ce monde de souffrance, d'indifférence, de solitude, Véronique nous invite à croire en la tendresse d'un Dieu toujours présent qui se propose sans jamais contraindre, d'un Dieu discret et pourtant intime.

Si dans la vie je me dis « chrétienne », je ne dois pas seulement parler, mais aussi agir, toutes mes paroles, mes sentiments, mon attitude doit refléter la présence de Dieu en moi. Il faut que juste à nous voir agir, les gens aient le goût d’en savoir un peu plus sur "Nous" et de se rapprocher de "Nous".

Seigneur je cherche ton Visage, ton Visage Seigneur, mais où puis-je le trouver ?

Encore aujourd’hui, des gens sont torturés à cause de leur foi, des gens sont méprisés, rejetés, mal-aimés, des gens souffrent d’injustice, des gens sont défigurés par la souffrance dans des hôpitaux ou ailleurs, des vieillards sont abandonnés par leurs enfants, des jeunes sont laissés à eux-mêmes, c’est un peu tout cela que tu as vécu au cours de Ta Passion. Aide-moi Seigneur à être un peu comme Véronique, à apaiser leur douleur, à essuyer leurs larmes, à les écouter et les regarder avec amour car en eux, c’est Toi qui es là Seigneur.

Quelqu'un a-t-il été un jour pour nous : "vraie image de Dieu"? Et nous, a-t-on été pour d'autres cette petite image ?

La tendresse se démontre d'abord par des gestes, le toucher (comme Véronique), la présence, une fleur offerte, un murmure à l'oreille, une caresse du bout des doigts, une parole aimable.

Une petite prière

Aujourd’hui, Jésus, donne-nous le courage et la force de l’amour pour sortir de nous-mêmes, de notre confort et de nos peurs, pour sortir de l’indifférence de la foule, pour essuyer ton visage dans le visage des pauvres, te regarder dans le regard des pauvres...

 Septième station : Jésus tombe pour la deuxième fois

Malgré la présence de sa mère, malgré l'aide de Simon, Jésus tombe une deuxième fois, les yeux clos, terrassé. L'aspect de Jésus était si épouvantable que lorsqu'Il est passé devant sa porte, une mère a retenu son enfant pour qu'il ne le voie pas tomber. On aurait dit qu'Il n'avait plus d'apparence humaine, affreusement traité, il était humilié, Il n'ouvrait pas la bouche. Va-t-il abandonner ? Quelle tentation que de se laisser mourir dans des moments pareils ! Jusqu'au bout la tentation de s'arrêter guettera Jésus.

C'est la rechute, souvent on attend ce mot quand on parle d'une maladie grave, d'une personne a nouveau arrêtée, d'une dépression qui n’en finit plus. Souvent on dit : "Le pauvre, il ne s'en sortira jamais ! " Pourtant, être par terre ne veut pas dire : être vaincu ". Pourtant vivre c'est se relever, recommencer, continuer d'aimer…

Seigneur je n'en fini pas de tomber, le désespoir me colle à la peau à la première difficulté, que ce soit une maladie, un échec, un conflit, la dépression, dans les moments de deuils, de séparations, enfin, dans toutes souffrances physiques et psychologiques. Je veux bien Te suivre Jésus et cheminer à Ta suite mais hélas je me décourage très souvent... on dirait parfois que ma vie est sans consolation, pleine de sécheresse et d'aridité.

Je me sens lasse parfois, je suis à peine à la moitié de ma route et je me sens tout désorienté, la vie me parait un long chemin sans fin, il me semble que je ne reverrai jamais la lumière au bout du tunnel, je me sens si lourd. À quoi bon continuer. C’est trop dur. Abandonner se serait si facile, mais tu me demande de faire comme toi, de me relever, de me relever et de continuer le chemin.

Chaque jour suffit sa peine, vivons notre aujourd'hui pleinement sans se soucier de demain, demain s'occupera de demain. Aide-moi à me rappeler que sur mon chemin de croix je ne suis jamais seul(e)...

Seigneur aide-moi à ne jamais laisser le découragement prendre le dessus, enlève de moi le goût de me suicider ou encore de m'étourdir dans tout ce qui pourrait m'empêcher de voir ma vie telle qu'elle est.

Que signifie pour nous, hommes pécheurs, cette deuxième chute ? Tomber ne signifie pas la fin du chemin... Crois-tu en la puissance guérissante des sacrements ? Y as-tu recours de temps à autre dans ta vie ?

À toi de méditer sur cette station... Que Dieu t'accompagne dans ta méditation.

 Huitième station : Jésus console les femmes de Jérusalem

Nous sommes à mi-chemin de nos réflexions sur le chemin de la Croix.

La croix est signe de vie offerte jusqu'au bout par amour, comme c'est beau. Le chemin de croix, c'est l'amour que l'on essaie de dire, de chanter, d'offrir, de porter, de vivre du mieux que l'on peut.

Chacun et chacune de nous avance peu à peu sur ce chemin d'amour, il progresse, il se fatigue parfois, il doute, il s'use, il tombe, il se relève, il tombe encore, il souffre.

C'est tout cela qui est arrivé à Jésus, et ce qui l'a encouragé à continuer, est le regard de ceux qui étaient là et qui l'aimaient. C'est Véronique qui apaise sa douleur en essuyant son visage, c'est l'aide de Simon qui lui donne un coup de main, c'est de savoir au fond de lui que bientôt "tout sera fini".

Si j'aime Jésus, je marche avec Lui sur mon chemin de croix... et j'offre tout en union avec Lui. Souvenons-nous toujours que dans les pires noirceurs il y a tout au fond du tunnel une Lumière, une Lumière qui nous invite à continuer jusqu'au bout, il y a aussi la Tendresse et l'Amour d'un Père qui me dit : " Encore un petit pas et bientôt tout sera fini "... De plus, parfois Dieu mets des personnes sur notre chemin pour nous donner une petite tape dans le dos.. À nous, de les découvrir.

8ième station ... Jésus console les femmes de Jérusalem (Luc 23,27-33)

Une foule immense suivait, ainsi que des femmes en pleurs qui se lamentaient. Jésus se retourna vers elles. " Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, dit-il. Mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants."

Comme parmi les pierres ou les sables du désert, il y des petites fleurs, ainsi parmi la foule il y a des femmes remplies de compassion et de pitié pour Jésus. Au cours de sa vie sur terre, le Christ, dépassant conventions et préjugés, s'était souvent entouré de femmes et il avait dialogué avec elles, se mettant à l'écoute de leurs difficultés, petites ou grandes. Et à ces seules personnes qui lui témoignent de la compassion, Jésus va adresser un solennel avertissement. Il va une dernière fois décrire le jugement de Dieu qui va fondre sur Jérusalem. - « Ne pleurez pas sur moi; mais pleurez sur vous et sur vos enfants. » Jésus savait que Jérusalem serait rasée et que le peuple d’Israël serait dispersé sur cette terre. Malgré ses propres souffrances, Jésus pensa plus aux autres qu’à lui-même.

Ce n'est pas sur les souffrances du Christ que nous sommes invités à pleurer, mais sur nos péchés, nos ignorances et nos inattentions. Le Seigneur nous visite jour après jour, et nous le laissons passer sans le voir. Puissions-nous le reconnaître dans cet immigré que la société rejette, dans ce chômeur qui ne trouve pas de travail, dans cette vieille femme écrasée par la solitude, dans ce foyer qui se brise, dans cet homme étendu sur la chaussée... Le Seigneur attend de nous des actes concrets. Qu’attendons-nous pour agir ??

Questions à se poser :

- Pour ces femmes, suivre Jésus étaient primordiales, rien ni personne ne pouvaient les empêcher de le faire. Suivre Jésus,pour moi qu'est-ce que ça signifie ? Est-ce très exigeant ? Qu'est-ce qui est vraiment important pour moi en ce moment ?

- Est-ce que je prends au sérieux Jésus, quand Il dit : « Ne pleure pas sur moi mais sur tes péchés » ? Est-ce que je ne me dis pas au fond de moi : « Dieu est si bon, si miséricordieux que je fasse la vie que je veux, Il me le pardonnera » ? Oui Dieu est Miséricordieux mais qui me dit que j’aurai le temps de lui demander.

- Est-ce que je suis compatissant envers celui qui souffre, envers les malades ? Être compatissant pour toi, c’est quoi ?

- Est-ce que je prends le temps de les visiter, de les écouter, de leur dire « je t’aime » ?

- Quand je pose mon regard sur les gens, est-ce que je suis porté à les étiqueter, à les juger ?

- Est-ce que je suis attiré vers le luxe, le flash, tout ce qui est lumineux ?? Le danger c’est d’être aveuglée et de ne pas voir l’essentiel.

Malgré nos péchés, nos écarts je dirais, si j’aime Dieu et si je lui fais confiance, je serai sauvé, mais si je refuse de lui demander, Il respectera ma liberté et me laissera faire du surplace jusqu’à ce que je crie vers Lui.

Seigneur donne-nous un peu de ton coeur compatissant et plein d’amour afin de pouvoir aider nos frères dans le besoin et reconnaître en eux Ta Présence.

À ceux qui vivent des temps de maladies, de mortalité, des temps de désert, j'ai le goût de vous rappeler que Dieu est là avec vous. N'ayons pas peur de Lui confier nos fardeaux; nous en avons tous des petits et des grands, des souffrances cachées ou des situations difficiles à vivre. Laissons-nous regarder par Jésus au cours de la semaine, prenons des moments de silence et accueillons tout ce qui montera en nous.

Même si parfois le chemin nous parait difficile, c'est tout de même un beau chemin car il nous conduira à la paix et à la Vie.

Soyons dans la joie...

 Neuvième station : Jésus tombe une troisième fois

Un soldat irrité par toute cette cohue pousse Jésus fortement, ce dernier titube, son genou fléchit et il s’écroule le visage contre terre. Le Roi des Juifs est à bout de force. Il est couché dans la poussière écrasé par le poids de nos misères.

La troisième chute, c'est la dernière. Le calvaire est là tout près, ce n'est pas le moment de lâcher, d'abandonner le combat : le but est proche, Jésus n'en peut plus; Il est là, par terre, le dos écrasé par cette croix si lourde... S'Il n'écoutait que sa fatigue immense, Il resterait là, sur le chemin, et Il se laisserait mourir. Mais non : Il sait qu'Il doit mourir en haut du chemin, sur la Croix, pour accomplir pleinement la Volonté de Dieu.

Alors, en pensant à tous les pécheurs, de tous les temps, Il va se relever, si péniblement : c'est pour nous, pour chacun de nous, qu'Il offre toutes ses souffrances, sans se plaindre. Pour effacer nos péchés, pour nous sauver et nous ouvrir le ciel.

À chaque chute Seigneur, Tu avais recours à ton Père jusqu’à tout remettre entre ses mains. Donne-nous Seigneur le goût de cet abandon, afin que nous puissions dire après chacune de nos demandes : « Que ta Volonté soit faite et non la mienne ».

Ce soir Seigneur je veux te présenter tous les hommes écrasés, humiliés, méprisés, ceux qui perdent en route le goût de vivre, pour tous ceux qui croient que tu n’entends pas leurs appels ou encore que tu ne veux pas y répondre, pour tous ceux qui se révoltent et ne veulent plus rien savoir de Toi, pour tous ceux qui tombent et n’ont pas la force de se relever, pour tous ceux qui restent par terre et qui, au lieu de leur aider à se relever, on les écrase encore plus. Enveloppe-les Seigneur de Ta Tendresse et de Ton amour.

Question à se poser :

Il y a des jours où tout semble aller de travers, il nous arrive un pépin mais comme si ça ne serait pas assez d’un... il y a deux ou trois autres choses qui nous tombent sur la tête. Comment est-ce que je réagis dans ces moments là ? Est-ce que je suis porté à me décourager, à me plaindre ? Est-ce que je pense à demander l’aide de Jésus et même à Lui dire : « Que ta volonté soit faite Seigneur et non la mienne »...

 Dixième station : Jésus est dépouillé de ses vêtements.

Avant de clouer Jésus sur le bois de la croix, les soldats vont lui enlever sa robe : brutalement, tout d'un coup. Mais n'oublions pas que le corps de Jésus avait été complètement déchiré par la flagellation, et toutes ces plaies qui saignaient avaient collé sur son vêtement.

Vous, vous savez bien ce que c'est lorsqu'on a un pansement qui colle à un bobo et combien cela fait mal quand il faut le décoller. Alors pensez à toutes ces plaies de Jésus qui se sont remises à saigner. Sous le regard de ces hommes, Jésus se sentit triste et humilié de se faire déshabiller, il est atteint dans sa dignité d’homme, et son intimité n’est même pas respectée. Pauvre Jésus ! Il n’a pas eu une plainte, pas un mot de méchanceté pour ses bourreaux, c’est par amour pour nous qu’Il a tout supporté.

Seigneur ils étaient si heureux ces soldats à l’idée de rapporter quelque chose de Toi à la maison. Alors Tu les as laissé faire sans contrainte même si cette tunique tissée par ta Mère était la dernière chose qui te restait. Comme c'est difficile le dépouillement ! Si difficile de prendre la route à ta suite. Si difficile de donner, de Tout donner.

Posons-nous la question :

- Est-ce que je suis prêt à me dépouiller pour suivre Jésus, à laisser là ma vieille carapace, mes vieilles habitudes pour devenir un homme nouveau ???

Prenons un instant pour contempler Jésus.

Jésus est dépouillé de ses vêtements. Dépouillé... de tout. Nu, comme un ver. Ils lui ont tout pris : santé, liberté, amis, jusqu'à ses affaires personnelles. Ils ne lui ont laissé que la honte.

Prenons un instant pour présenter à Jésus toutes nos pauvretés : nos peurs, nos angoisses, nos manques de confiance, nos doutes, nos manquements à la charité, etc.

Jésus nous regarde avec amour, regardons-Le et laissons-nous regarder par Lui car Il veut nous en libérer.

Bonne méditation mes amis

Le témoignage de Zita sur le dépouillement

Est-ce que je suis prêt à me dépouiller pour suivre Jésus, à laisser là ma vieille carapace, mes vieilles habitudes pour devenir un homme nouveau ??

Quand j'ai fait mon Agapèthérapie j'ai choisi de laisser là ma vieille carapace pour devenir une femme nouvelle. Comment en suis-je arrivé à tout cela ? Après avoir cherché à gauche et à droite les moyens de réussir ma vie, j'ai vite compris que seule je ne pouvais y arriver et que j'avais besoin de Celui qui est Source de vie pour réussir ce tour de force. Au cours de cette fin de semaine, j'ai passé toutes les étapes de ma vie, de la naissance à ce jour, et j'ai demandé à Dieu d'en guérir tout le négatif, tout ce qui m'empêchait d'être heureuse et de cicatriser définitivement toutes les blessures qui m'ont fait si mal pour y déposer sa paix et son amour.

Cette guérison, c'est progressivement qu'elle s'est opérée, mais Jésus m'a vraiment redonné vie, j'ai goûté son amour : cet amour qui guéri et donne la paix. Je n'avais qu'à dire "Oui" et à ouvrir toutes grandes les portes de mon coeur, laisser Dieu regarder ce passé douloureux pour le remplacer par une grande paix et une grande sérénité. Si Dieu l'a fait pour moi, pourquoi ne le ferait-il pas pour toi ???

La première étape pour se laisser dépouiller de notre passé par Jésus est le pardon. Se pardonner à soi les erreurs de notre passé, pardonner à Dieu à qui j'en ai peut-être voulu à certains moments de la vie et pardonner aux autres. Jamais facile de pardonner mais avec Dieu tout devient possible.

Il m'arrive bien sûr que certaines blessures remontent à la surface mais je ne me laisse pas détruire par elles, je les remets vite à Jésus. J'ai eu recours au sacrement du pardon maintes fois (sacrement de guérison) et à l'Eucharistie pour aller chercher les forces nécessaires pour continuer le chemin. Il m'arrive encore à certains moment de ne pas reconnaitre la Présence de Dieu au coeur de mon quotidien, de ne plus le voir, ne plus le sentir, mais je crois qu'Il aime bien se laisser désirer parfois. Je ne panique pas dans ces moments-là et c'est dans la prière et le silence que je le retrouve.

Vivre dépouillé et suivre Jésus c'est un choix que j'ai fait, je suis bien dans cette nouvelle vie, je sais que Dieu est là et qu'Il m'accompagne sur mon chemin de vie. Je fais mon possible et Dieu Lui, fait l'impossible. Des épreuves, des souffrances, des noirceurs, des joies, des peines, il y en aura toujours, mais ce qui nourrit mon espérance c'est que bientôt tout sera fini et qu'à nouveau je serai ressuscité. Comment arriver à la Résurrection sans passer par la Croix, c'est impossible je crois... C'était mon témoignage.

En toute amitié Zita

 Onzième station : Jésus est cloué sur la croix

À la sortie de la ville, au lieu appelé Golgotha, les soldats étendent Jésus sur la Croix. Leurs clous s’enfoncent profondément dans les poignets et ses chevilles, et dans le bois de la croix. C’est un travail impeccable non fait par des apprentis, les soldats n’ont brisés aucun de ses os. Au-dessus de la tête, sur les ordres de Pilate, ils ont installé un écriteau sur lequel on peut y lire : Jésus de Nazareth, le roi des juifs.

Jésus est cloué sur la croix. Une torture effroyable. Et tandis qu’il est suspendu à la croix, nombreux sont ceux qui se moquent de lui et aussi qui le provoquent : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il a mis sa confiance en Dieu; que Dieu le délivre maintenant s’il l’aime ! Car il a dit : « Je suis le Fils de Dieu ! » (Mt 27, 42-43). Ainsi est tourné en dérision, non seulement sa personne, mais aussi sa mission de salut, cette mission que Jésus précisément sur la croix était en train de porter à son accomplissement.

Mais, en son cœur, Jésus connaît une souffrance incomparablement plus grande, qui lui fait pousser un cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mc 15, 34).

Combien de fois, face à une épreuve, nous pensons être oubliés ou abandonnés de Dieu. Et même, nous sommes tentés d’en conclure que Dieu n’existe pas ? Pourtant Dieu ne nous abandonne jamais.

Trois clous importants sont à se souvenir de la Croix :

Ce qui a tenu Jésus à la croix, c’est d’abord le clou de son obéissance à Dieu.

Le deuxième : le clou de son amour pour nous. Quand les soldats lui ont lancé ces paroles : « Si tu es le fils de Dieu, descends de la croix et nous croirons en toi ! » Son silence a été sa réponse. Un silence qui voulait dire : Je ne peux pas descendre de la croix, ce serait cesser de t’aimer.

Le troisième : Le clou de nos péchés. Celui-ci est le plus terrible car c’est un peu moi qui l’a crucifié.

Seigneur aide-moi à comprendre le message des 3 clous et aide-moi à revenir à Toi, je veux te servir et t’aimer toujours plus davantage.

Prenons un moment pour vénérer la croix de Jésus, pour méditer ce qu'elle signifie pour moi et sur ce qu'elle m'enseigne.

Le Christ a choisi la croix, la douleur, l'humiliation, la souffrance comme programme de vie. Il nous offre ainsi la force de persévérer puisque déjà la croix est le symbole de son amour pour chacun de nous. Quand les choses nous coûtent, regardons la croix et contemplons le Christ qui est cloué à notre place. Pouvons-nous ne pas dire "oui" devant un tel amour ? La réponse n'appartient qu'à toi mon ami.

O croix dressé sur le monde, O croix de Jésus Christ.

La méditation de Zita sur les clous de la croix :

Seigneur aide-moi à comprendre le message des 3 clous et aide-moi à revenir à Toi, je veux te servir et t’aimer toujours plus davantage.

Quand je regarde la croix et que je médite sur les 3 clous, voici le fruit de ma réflexion :

Le clou de l'obéissance me rappelle que Jésus n'est pas venu sur la terre par accident, Dieu avait un plan pour lui et Il lui a obéit jusqu'à la mort... Dieu a aussi un plan pour moi et m'invite à Le suivre sans me poser de question et en toute confiance en Lui.

Pourquoi Jésus a-t-il dû subir toutes ces horribles choses ??? Pour moi bien sûr, pour mes fautes, mes péchés, mes égarements, les grands moments de noirceur de mon passé, celles qui m'empêchaient d'aller vers Lui, par la Croix, c'est Jésus qui est venu à moi. Quel beau cadeau ! Oui Jésus ta Croix m'a sauvé...

Le clou de l'Amour et le clou de mes péchés. Y a-t-il de plus grand amour Seigneur de mourir pour moi, de vouloir me sauver en mourant sur une Croix. Si ce n'est pas ça l'amour, qu'est-ce que c'est ??? Tu es mort pour toutes les fois que j'ai eu peur de prononcer ton Nom, pour toutes les fois où j'aurais pu dire que je croyais en Toi, que je pratiquais encore au risque de paraitre quétaine (idiot), pour toutes les fois où j'aurais pu témoigner de Toi dans mon entourage et que j'ai préféré me taire au lieu de le faire. Pour toutes mes avarices, mes refus de partager, pour toutes les fois où mes dieux étaient la gloire, l'argent, le sexe, la boisson, le goût du jeu, etc. Merci Seigneur de me faire prendre conscience du rôle important que j'ai joué dans ce drame de la Croix. Je t'en demande pardon Jésus.

Je m'arrête à un détail très important, maintes fois j'ai regardé la croix mais je n'ai jamais pris conscience que Jésus à les bras à l'horizontal. Des bras pour m'accueillir et accueillir tous ceux et celles qui veulent revenir à Lui... C'est un Dieu souffrant que j'ai devant moi, mais un Dieu accueillant et rempli d'Amour.

Jésus en contemplant ta Croix je veux te dire merci de m'avoir sauvé, de toujours marcher avec moi dans les moments de souffrances, d'être la lumière sur mon chemin, oui Jésus j'accepte de te suivre car tout me vient de Toi Seigneur et je t'aime tant...

Ton enfant qui t'aime Zita

 Douzième station : Jésus meurt sur la croix
 

Après 3 heures de grandes souffrances sur la croix, Jésus dit : « Père, je remets mon âme entre tes mains », et il rendit le dernier soupir. En mourant, il demanda à son Père de pardonner à tous ceux qui l’avaient fait souffrir. Il ne fait pas que le dire, il l’accomplit. Pauvre Jésus !

Sa mère, Marie, et Jean le disciple qu’Il aimait étaient là à ses pieds. Même si cette scène est triste à regarder, c’est une scène pleine de tendresse et de sens.

Tendresse de Jésus envers sa Mère à qui Il donne un nouveau Fils.

Tendresse de Jésus envers Jean à qui il donne une nouvelle Mère.

Tendresse de Marie envers son Fils qu’elle accompagne jusqu’à la croix et de Jean envers Jésus qui le suit jusqu’à la mort.

Il donne sa Mère pas seulement à Jean, mais à toute l’humanité, donc à chacun et chacune de nous. Merci Seigneur d’avoir pensé même au coeur de tes souffrances à nous donner ta Mère en signe de ton amour.

Merci Seigneur. Merci pour avoir non seulement aimé Marie et Jean jusqu’à la fin, mais aimé tout le monde que ton Père t’a donné. Merci Seigneur. Merci.

Aide-moi Seigneur à t’aimer comme Tu m’as aimé jusqu’au bout et à aimer toutes les personnes que Tu as mis sur mon chemin...

On dit que la mort est l’acte le plus important de la vie. Mais quand Jésus meurt, ce n’est pas l’acte le plus important pour sa vie qui se réalise, c’est l’acte le plus important de la vie du monde. Il meurt pour nous tous, toute sa vie a été une longue préparation à la Croix qui Sauve.

Il y a toujours quelque chose de dramatique dans la mort; qu'elle soit physique ou qu'il s'agisse de nos "petites morts" quotidiennes ou de celles qui marquent nos vies. Mais remarquons-nous toujours les "résurrections" qui s'ensuivent ? Il te redit sans cesse, n’aie pas peur et sois dans la paix.

- Dans ta vie de tous les jours, as-tu déjà vécu des morts : mort d'un idéal ? mort d'une espérance ? d'un rêve ? d'un amour ? Comment as-tu passé à travers cette mort ?

- Portes-tu en toi des petites peurs, des angoisses, des craintes qui t'empêchent de vivre ? Identifie bien ses peurs et déposent les au pied de la croix de Jésus... Il saura t'en libérer.

Comment arriver à voir la lumière de PÂQUES si je porte en moi tant de peurs ??....

Je te souhaite de faire le passage de tes peurs à l’Espérance promise, en mettant ta Confiance en Jésus Ressuscité capable de te redonner la vie.

 Treizième station : Jésus est déposé de la Croix

Tout est consommé, son coeur s’est arrêté de battre.

Quand les soldats virent que Jésus était mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un soldat avec sa lance lui perça le côté; aussitôt il en sortit du sang et de l’eau. Tout cela est arrivé afin que cette parole de l’Écriture s’accomplisse : Aucun de ses os ne sera brisé et un autre passage dit : « Ils lèveront les yeux vers Celui qu’ils ont transpercé » (Jean 19 33-37)

La mort est passée, le corps n’a plus de couleur. Seules les tâches de sang rappellent ses tortures. Il est inerte entre les mains de ceux qui se dépêchent à en finir car le sabbat va bientôt commencer. Il faut que tout soit terminé avant.

Marie veut prendre une dernière fois le corps de son enfant. Les autres femmes présentes sont enfermées dans leur chagrin.

C’est avec beaucoup d’amour et beaucoup de respect qu’ils ont descendu le corps de Jésus de la Croix pour le remettre à sa Mère. Pauvre Marie, les souffrances de ton Fils sont terminées mais les tiennes présentement sont si grandes qu’on ne peut les comparer. Marie combien de fois t’aies-tu inquiétés pour ton Fils, et bien là, Il est entre tes bras, serre-le bien dans tes bras ton Enfant bien aimé.

En tant que parents, combien de fois nous sommes-nous inquiétés pour nos enfants ? Combien de fois nous les avons trouvés dans des états lamentables ? Combien de nuits blanches avons nous passé à les attendre parfois, mais pourtant chaque fois que nous les retrouvions nous leur avons pardonné par amour.

La mort vous fait-elle peur ?

Mort pour vous est-il synonyme de Résurrection ?

Quels sont les sentiments qui vous habitent quand un de vos proches décède ?

Chaque mortalité, vous fait-elle prendre conscience de la fragilité de la vie.

Voici la méditation que je vous invite de faire...

 Quatorzième station : Jésus est mis au tombeau

Joseph d’Arimathie et Nicodème prirent le corps de Jésus, l’enveloppèrent d’un linceul en employant des aromates pour ensevelir le corps de Jésus. On l’enterrât dans un jardin, tout près du lieu où Jésus a été crucifié. Il y avait là un tombeau tout neuf dans lequel on n’avait encore jamais mis personne, et c’est là qu’ils déposèrent JÉSUS. (Jn19, 40-42)

Devant le récit de sa mise au tombeau, 3 attitudes retiennent mon attention :

Joseph et Nicodème qui font cela dans le silence, avec beaucoup de respect et beaucoup d’amour... La nuit peut venir tout est fini... Les quelques personnes qui suivirent Jésus jusqu’à la fin ont fait l’expérience de l’absence, Jésus n’était plus là de corps, dans leur tête ils se rappellent sans doute de bons moments, de doux souvenirs, mais ça ne comble pas leur peine, leur angoisse. Pourtant Jésus leur réserve une surprise de taille, mais eux ne le savent pas. Les Évangiles prennent grand soin de dire que la tombe était impénétrable, fermée par une pierre trop lourde pour que les femmes puissent la rouler.

Jésus est le grain de blé qui meurt. À partir du grain de blé mort commence la grande multiplication du pain qui dure jusqu’à la fin du monde : c’est le pain de vie capable de rassasier l’humanité tout entière et de lui donner la nourriture de manière surabondante : par la croix et la résurrection, sur le tombeau de Jésus, resplendit le mystère de l’Eucharistie.

Sa vie terrestre vient de se terminer. Jésus est mis au tombeau pour nous enseigner que nous devons être nous aussi dépouillés du vieil homme que l’on était pour ressuscité à une vie nouvelle, une vie d’amour et de générosité.

La passion et la mort de Jésus est l’acte le plus grand de toute l’histoire de l’humanité. Prenons un temps pour méditer sa mort ainsi qu’à toutes les morts que nous devons faire dans notre vie pour devenir des Ressuscités avec Jésus et grâce à Jésus.

Ce soir Jésus t'offre à enlever la pierre de ton tombeau, Il veut te libérer de tout ce qui te fait souffrir, Il veut que tu lui confies tout ce qui te fait peur, toutes tes angoisses, tes appréhensions, tes difficultés de pardonner, afin tout ce qui te garde prisonnier ou prisonnière, Il veut te donner la liberté afin que tu goûtes la joie d'être ressuscité. Oseras-tu lui dire un OUI inconditionnel ??

Bonne méditation...

 Quinzième station : Jésus est vivant

Marie Magdala est arrivée en toute hâte. En apercevant la pierre roulée, le tombeau vide, elle éclate en sanglots. Ils ont volé Jésus se disait-elle !

Tout près un jardinier cesse son travail, la regarde un long moment et lui dit : "Marie, pourquoi pleures-tu ? Que cherches-tu ?"

Maître, réponds Marie Tu es Vivant alors... Elle s'approche de Lui et n'en crois pas ses yeux, elle voudrait le serrer dans ses bras, lui parler, s'informer de sa santé, regarder l'état de ses plaies, lui donner les dernières nouvelles, mais Jésus demande à Marie de ne pas le retenir car Il n'est pas encore monté auprès de son Père.

Va plutôt trouver tes frères et dis-leur que tu m'as vu et parlé...(ce qu'elle fit en courant).

Simon Pierre fût le premier arrivé, il regarde le linceul resté là et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul mais roulé à sa place. En voyant tout cela il crut. Il avait dit : Le troisième jour, Je ressusciterai (Mt27,63) ce qui fût dit, fût fait. Si Dieu est vivant disait St-Paul, c'est pour nous accompagner sur nos chemins de vie et jusqu'à l'éternité.

C'est une journée comme les autres pour les habitants de Jérusalem, une journée bien ordinaire mais pour les disciples plus rien ne sera pareil car Jésus est Vivant.

Pour nous les chrétiens, Résurrection doit signifier paix nouvelle. C'est à cette paix que Jésus nous convie, elle doit signifier : joie du disciple. Cette joie qui traverse nos doutes, nos morts, nos tristesses. Cette joie, elle est offerte à tous ceux qui le cherchent et à tous ceux qui l'aiment. Ce matin Il veut la déposer en toi à condition que tu l'accueilles bien sûr.

Par la parole, l'eucharistie et le témoignage de notre foi est appelée à vivre au quotidien cette rencontre de Jésus mort et ressuscité.

Laissons-nous interroger à la lumière de l'Esprit-Saint : Ma foi est-elle une rencontre de JÉSUS, le Vivant ?

Est-ce que je médite souvent la Parole de Dieu ?

Quelle est la place de l'Eucharistie dans ma vie ?

Comme vais-je à partir d'aujourd'hui partager ma foi ?

Que le Soleil de Pâques fasse de chacun de nous des êtres transformés par l'Esprit Saint.

Que Ta puissante Résurrection soit avec nous tous les jours dans les combats que nous menons pour que notre vie soit toujours meilleure.

Que ce chemin de Croix que nous terminons, soit pour chacun de nous : chemin de vie et chemin d'amour. Gardons confiance qu'en lui remettant tout entre les mains Il saura transformer notre vie en résurrection.

En toute amitié Zita

Le témoignage de Zita sur la Résurrection

Avant d'être ressuscité par Dieu, souvent l'inquiétude m'empêchait de vivre, j'étais trop inquiète du passé, trop anxieuse de l'avenir, incapable de m'émerveiller de ce que j'avais à vivre dans le moment présent. Parfois je passais à côté de beaux moments car j'étais abîmé dans mes souvenirs du passé ou encore, je rêvais d'un bonheur futur trop grand... donc pas très heureuse.

Avec le temps et la grâce de Dieu, j'essaie maintenant de savourer le moment présent, d'entendre battre mon coeur, de me laisser toucher par une joie ou une peine que je dois vivre.... de me laisser émerveiller devant les beautés des saisons si différentes entre elles, mais qui ressemblent tellement à ce que je peux vivre dans mon âme.

Maintenant je savoure le moment présent comme un bon dessert qu'on m'offre et dont je ne veux pas en perdre une seule bouchée...

Avant je cherchais Dieu partout, un Dieu très loin, un Dieu presqu'inaccessible et qui était là trop souvent que pour les autres (c'est ce que je trouvais). Maintenant je demande à Dieu d'être ressuscité tous les jours car j'ai tellement besoin de LUI.

Ce Jésus ressuscité, Il est là à côté de moi, dans l'instant présent, dans tout ce que mon mari et mes enfants m'offrent, dans la main tendue, le geste généreux, Il est là dans ma petite routine de tous les jours, dans le regard des autres, dans le pardon que moi et mon mari on s'offre chaque soir. Oui Il est là dans ma vie de tous les jours.

Ma fidélité à Dieu m'incite à lui parler très souvent, à me laisser guider par Lui, à le prier et lui demander de m'accompagner sans cesse. Ce qu'Il a fait pour moi, Il peut le faire pour toi si tu lui ouvres ton coeur. Jamais Il ne s'impose.

Souvent on ne saisit pas instantanément la présence de Dieu dans les évènements qui nous arrive mais en regardant notre histoire de vie, on s'aperçoit que Dieu y a toujours été présent. Dieu est l'Architecte de ma maison, Il est le Rocher sur lequel Il fait bon m'appuyer, Il est mon Berger et avec Lui je sais que ma vie n'en sera que plus belle.

Oui Jésus ne me lâche jamais la main car j'ai toujours besoin de Toi et je t'aime tant...

En toute amitié Zita

Le Seigneur veut nous rencontrer dans ce que nous sommes réellement, véritablement, concrètement. Il veut nous rencontrer dans notre histoire de vie, avec Lui, pas de fiction car Il sait démasquer la vérité. Pourquoi trop souvent tentons-nous de se dérober à son regard ?

Ce n'est pas ce que tu as été qui compte, non plus ce que tu deviendras, c'est présentement dans ce que tu es, dans ce que tu vis avec Dieu qui est important pour Jésus. Il veut te façonner à nouveau... que lui répondras-tu ?

Tu veux la liberté... oses Jésus....

 

 

 

 

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