Pâques et les souhaits d’amour autour de la famille réunit et des amis à visiter, une belle fête de partage.

Mes souvenirs d’enfant remontent loin dans le siècle dernier, et montent à mes narines les bonnes odeurs dont on avait été privées durant la période du Carême. Il flottait un doux humé de cacao et son cortège de gourmandises.

Bref, les trois derniers jours durant lesquels nous devions nous concentrer sur la prière restaient un véritable déchirement entre l’envie de tout dévorer et celle de bien faire pour la récompense de Pâques.

Puis arrive le jour tant espéré, après une course de rapidité en direction de la porte donnant dans le jardin, nous nous précipitions sans aucune retenue à la quête de nos chocolats. Bien sûr nous savions tous à peu près où se trouvaient les trésors de Pâques mais quel délice de chercher, et nos cris de joie animaient le sage jardin de mes parents.

Après nos éclats de voix et de rire de chercheurs de trésor, nous étions tous conviés au petit déjeuner dominical qui, pour l’occasion il était le plus joyeux de l’année avec celui de Noël.

J’étais heureuse de voir notre maison vivre, car étant fille unique, les jours ordinaires étaient calmes et très souvent studieux et laborieux. Ce jour de Pâques m’apportait le rayon de soleil du printemps qui illuminerait toute la période qui va d’Avril à Décembre, c’est dire que ce moment était l’un des plus magique et heureux.

Ce jour là, les lapins sont les messagers de nos souhaits et les poussins de nos espérances.

Puis viens le moment de la grande messe et, tout le monde revêt ses plus beaux atours pour faire de ce jour un extraordinaire moment de communion. Après ce moment passé ensemble, nous retournons à la maison, et en chemin il nous faut nous arrêter pour souhaiter de bonnes Pâques à nos voisins et connaissances que nous croissions.

Une fois nos affaires posées, nous allions rejoindre maman à la cuisine où nous découvrions tous les bons plats préparés : les entrées, l’agneau pascal et ses petits légumes, les fromages, les salades printanières et enfin les desserts.

Tout ceci étant bien copieux, le repas pascal durait toute la journée, entre les gâteaux, les chocolats et les boissons des grands qui nous étaient interdites, le temps semblait être arrêté.

Le soir arriva et mes oncles et tantes repartirent avec les cousins et chacun retourna à ses pénates.

Lorsque je m’endormais, ces jours de Pâques je gardais dans mes yeux de petite fille des milliers d’étoiles, des poussins, des poules, des oeufs, des lapins en chocolat et dans ma tête la belle journée que j’avais eu la chance de vivre en famille.

Betina Vorquerre

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