

Avant le jeune du carême, il est bon de se
défouler ! Alors la semaine des sept jours gras précède les 40 jours
maigres du carême. Le mardi gras est le dernier jour gras, c'est là
où on fête avec le plus d'éclat. Le carnaval vient du latin médiéval
carne levare : enlever la viande (des repas). La viande désignant le
gras que l'on mange.
Aux États-Unis, c'est le carnaval de la
Nouvelle Orléans. Le Mardi Gras de la Louisiane qui est le plus
célèbre.
Les couleurs du Mardi gras sont le
violet, l'or et le
vert !



PRIÈRE DU CARÊME
Seigneur,
ouvre mes yeux sur ce qui tisse mon quotidien, afin que je voie là où tu dois
agir, là où tu dois me donner du souffle.
Au fil des
jours de ce temps de Carême, je veux apprendre à laisser de côté ce qui est de
trop dans mes occupations, ce qui ne laisse pas assez de place à la gratuité, au
pardon, à l’action de grâce, à la solidarité...
Seigneur,
guide-moi sur le chemin de réconciliation avec moi, avec l’autre, et avec toi...

Ce mot vient du
latin « quadragesima » qui signifie : quarantième (jour) ou
quarantaine. Il désigne la période des 40 jours avant Pâques,
consacrée au jeûne entre mardi gras et Pâques. Pourquoi 40 jours ?
Parce que la bible raconte que Jésus s'est retiré dans le désert
pour jeûner pendant 40 jours. Il a été établi
environ au IIIe siècle de notre ère.
Le carême a donné des expressions amusantes :
face de
carême = face amaigrie
tomber comme
mars en carême = arriver inévitablement
Les Chrétiens (catholiques et orthodoxes) se préparent à la
Semaine
Sainte : pour
cela, ils font pénitence et jeûne, pour expier leurs péchés. Mais le
jeûne est une pratique religieuse très ancienne.
Traditionnellement, il était d'usage de ne pas consommer de viande le vendredi,
en souvenir du Vendredi Saint.
"
Faire maigre et jeûne "
" En Carême,
saumon et sermon sont de saison ", selon le dicton.
Pour les
fidèles de l'Église catholique, le carême était un temps d'abstinence. Pendant
quarante-six jours, les gens devaient se priver de bonbons, de boissons
alcoolisées, du tabac, ne pas faire la fête et se soumettre à une période de
jeûne. Ils ne mangeaient que ce qu'il fallait pour garder leurs forces, car ils
devaient continuer de travailler durant le carême. Certaines personnes avaient
le droit de ne pas « faire leurs pâques » : les malades ou les personnes qui
devaient continuer à travailler. Le curé gardait une liste des gens qui
jouissaient de ce privilège.
Le jeûne était
cependant assez sévère pour ceux qui devaient le suivre, c'est-à-dire les
personnes de 21 à 60 ans en bonne santé. Ceux-ci n'avaient droit qu'à deux onces
de nourriture le matin, un bon repas soutenant le midi et un petit repas de huit
onces le soir. La viande a été interdite pendant longtemps, et après une
certaine période, n'était défendue que les mercredis et les vendredis.
Les mariages
étaient très rares dans le temps du carême. Si un couple devait se marier, par
exemple, si l'un des deux devait déménager pour travailler, c'était fait tout
simplement, sans fête. Il n'y avait de repas que pour les parents, sans
danse ni musique.
Les familles
disaient toujours le chapelet ensemble, mais pendant le carême, on ajoutait
d'autres prières et le Chemin de la Croix. Si on pouvait se le permettre, on se
rendait à l'église pour faire son Chemin de la Croix. Pendant ce temps, les
orgues de l'église étaient fermées, les statues recouvertes, et les chants, pour
la plupart, cessaient. Plus on s'approchait de Pâques, plus on se permettait
certains luxes, comme jouer de l'orgue le troisième dimanche du carême.
Le carême
commençait le mercredi des cendres, où les gens devaient aller à l'église et le
prêtre les bénissait en plaçant des cendres sur leur front. Pendant longtemps,
on devait jeûner à tous les jours, mais plus récemment, on considère que les
dimanches sont des journées de relâche pendant le carême. L'Église n'exige plus
un régime aussi strict de la part de ses fidèles.

Le symbole
des
cendres dans la bible évoque le péché. On demande à Dieu le pardon
de ses péchés en faisant pénitence. Les cendres que l'on utilise
pour la célébration sont faites en brûlant les rameaux bénis de
l'année précédente. Ce soir,
dans les maisons, on nettoyait la batterie de cuisine, on ne devait
pas utiliser de graisse jusqu'à Pâques. Le Carême dans la tradition Catholique est aussi en souvenir d'Adam
condamné "à retourner poussière" après son péché.
Le prêtre
dessine une croix sur le front ou la tête des fidèles et déclare : "Homme,
souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière". Cette
évocation symbolique de la mort existe depuis le VIe siècle. Dans leur
représentation, les Cendres se rattachent toutefois à plusieurs phases de la
relation du croyant au Christ : 1°- la condition vulnérable de l'homme, en
d'autres termes sa faiblesse, sa vanité et sa propension à commettre des pêchés;
2°- la prière intense de l'homme à Dieu pour que ce dernier lui vienne en aide;
3°- la résurrection à laquelle participe tout homme dans le cadre du "triomphe
du Christ".

Le dimanche avant Pâques est le dimanche des rameaux. Six jours avant la fête de
la Pâque, lorsque le Seigneur fit son entrée à Jérusalem,
ses disciples l'ayant accueilli en parsemant des branches d'oliviers
à ses pieds comme tapis. Les enfants allèrent à sa
rencontre. Ils tenaient en main des branches de palmier, et criaient à pleine
voix : Hosanna au plus haut des cieux ! Sois béni, Toi qui viens tout rayonnant
de bonté !
Par la
procession des Rameaux puis la proclamation de la passion, la communauté
rassemblée proclame qu'en allant vers sa mort, Jésus inaugura déjà son retour de
la gloire du Père.
Les gens vont
à l'église pour recevoir des branches de rameaux bénits. Ces branches sont
ensuite placées dans la maison, on
les accroche au crucifix, ils se protègent ainsi du mal pour l'année... comme
la foudre, la maladie, etc.
L'ORIGINE DES
RAMEAUX
Au temps de
Jésus, la Pâque juive approche. Le soir, des feux brillent sur les collines de
Jérusalem, cette cité curieusement vallonnée. Car en ce moment on célèbre ici
comme ailleurs depuis des siècles, la grande fête juive qui commémore le départ
d'Égypte du peuple hébreu, la liberté, la fin de l'esclavage et la naissance en
tant que peuple, l'aide que Dieu a donné à son peuple dans sa fuite. Nous y
revenons au sujet de Pâques. On afflue donc de partout vers la capitale, de loin
parfois, de l'étranger même, on loge sur place, on chante, c'est la fête. Jésus
a logé à proximité, car c'est l'occasion pour lui de rencontrer une grande
foule.
Un autre point
édifiant : la date. L'église a fixé la date en fonction de la pleine lune. Si
l'on suppose que Pâques se déroule au printemps, ce qui est toujours
controversé, il y a peu de chances que l'on agite des palmes desséchées par
l'hiver devant Jésus. On peut donc penser qu'il s'agit d'oliviers, d'autant plus
qu'il est probable que Jésus ait passé la nuit avec des amis au Mont des
Oliviers, dernière protubérance avant d'entrer en ville, chemin sur lequel il va
être accompagné.
Aujourd'hui,
les chrétiens agitent et font bénir des branches vertes, pas si nombreuses en
cette saison ! Pour reparler de la Côte d'Azur, ce sont aujourd'hui de jolies
petites palmes tressées qui sont bénies au jour des Rameaux, tradition importée
de la Ligurie voisine, qui possédait une belle palmeraie venue des Croisades, et
non pas coupés sur la promenade des anglais !
Le sens des
Rameaux conservé à la maison est un signe de vie, de victoire et d'espérance.
Nous sommes
tous liés les uns aux autres comme des rameaux de la même branche. Nous sommes
tenus à bout d'âme par les êtres les plus spirituels.
Auteur :
Fernand Ouellette



La semaine
Sainte est une semaine où nous nous souviendrons de l'histoire humaine de Jésus.
Une semaine où nous pourrons vivre au rythme de ses derniers jours de vie sur
notre terre.
Il y des gestes d'amitié, des gestes d'amour que l'on n'oublie jamais. Il y a
des heures de tristesse, des heures de souffrances que l'on n'oublie jamais.
Jésus a beaucoup aimé. Il a beaucoup souffert. Il a un jour vécu son chemin de
croix. Un chemin d'amitié et d'amour. Un chemin de tristesse et de souffrance.
Jésus a aimé jusqu'à mourir.
Cette semaine vient nous redire jusqu'où peut aller l'amour.
La Semaine Sainte nous est donnée pour que nous puissions regarder Jésus et nous
laisser regarder par Lui. Le monde, dans lequel nous vivons, est si plein de
préoccupations de toutes sortes qu'il ne nous laisse pas le temps de réfléchir
et de nous demander à quoi servent les gestes que je pose chaque jour ?
Est-ce que ce que je fais vaut la peine d'être fait ?
Est-ce que la direction que j'ai prise dans ma vie est la bonne direction, ou
bien si je ne me suis pas embarqué dans un cul-de-sac qui m'apparaît
irréversible ?
Si cette semaine sainte me permettait de me remettre en question et de me poser
les bonnes questions.
Auteur : André Nolin, ptre

Les catholiques célèbrent le souvenir de la Cène, dernier repas de
Jésus, avec ses apôtres. À partir du jeudi saint, l'autel est dénudé
de sa nappe car l'autel représente le tombeau de Jésus. Le Jeudi
Saint marque la fin du jeûne et du carême. Ce soir-là, on partage le
pain (le Corps de Jésus) et le vin (le Sang de Jésus) en souvenir de
la Cène, le dernier repas du Christ.

Il est célébré
cinq jours après le Dimanche des Rameaux. C'est un jour sombre, car
Jésus a été crucifié ce jour-là. C'est un jour férié dans de
nombreux pays.
Les
personnes vont encore à l'église, jeûnent et vont souvent garder le silence la
journée entière. Le samedi, le carême se termine après d'autres cérémonies
religieuses. Les pénitences sont terminées et la fête commence.
En Espagne, au Mexique et dans plusieurs pays de
l'Amérique du Sud, on organise des parades tous les jours de la
semaine Sainte, celle du Vendredi Saint étant la plus triste.
Les
Mexicains punissent
Judas pour sa trahison en pendant et brûlant sa représentation.

Dans plusieurs pays, on mange les brioches de Pâques, aussi appelé
"Hot cross buns". C'est le seul temps de l'année où l'on peut se
procurer ce genre de pâtisserie. Elles sont caractéristiques, une
brioche marquée d'une croix en sucre sur le dessus. C'est à un moine
que l'on doit ces petits pains car il en fabriquait pour les donner
aux pauvres en temps de carême. Ils sont supposés apporter la santé
tout au long de l'année à ceux qui les mangent.
Une tradition
québécoise du Vendredi Saint qui vient de la grand-maman Gabrielle
de mon amie
Mimi.
Le Vendredi saint,
vous allez acheter un sac de petites brioches de Carême, vous
connaissez sûrement ces petits pains avec une croix sur le dessus ? Elles se vendent en
cette période de Carême dans les chaînes d'alimentation partout au
Québec. Je ne sais pas par contre s'ils en vendent ailleurs,
sûrement que oui. Je le souhaite en tous les cas ;).
Donc, le Vendredi Saint après 15 heures (3 heures pm), vous en
prenez une dans le sac, que vous mettez ensuite dans un sac de
papier brun que vous laissez dans une de vos armoires de votre
cuisine ou dans le garde-manger et vous la laissez jusqu'au prochain
Vendredi Saint.
Non, elle ne moisira pas, elle sèchera seulement. Cette tradition
en fait, porte chance dans le sens que vous ne manquerez jamais de
pain sur la table donc, vous ne serez jamais à sec coté monétaire.
Et au moment où tout semblera vraiment mal aller, il se passera
quelque chose d'inattendu.
Depuis que j'ai parlé
de cette Tradition, ceux et celles qui l'ont essayées n'en
reviennent pas car, c'est réellement un porte-chance. Alors à vos
brioches mais, le vendredi saint seulement. Les sceptiques, essayez,
vous verrez bien ;)