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8h14,
station
souvenir. |
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Seule
contre
toi,
la
vie
suspendue, |
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Le
métro
entre
2
arrêts,
stoppé
pour
cause
de
tendresse. |
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8h17,
station
visage. |
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Tes
cheveux
trop
longs,
cachant
tes
yeux
envoûtants, |
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Si
doux
au
toucher,
si
indisciplinés,
si
tentants |
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Que
ma
main
ne
peut
y
résister. |
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8h21,
station
étreinte. |
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Tes
bras
protecteurs;
mon
refuge
à
moi, |
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Calmant
telle
une
douce
musique, |
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Envahissant
telle
une
chaleur
dévorante, |
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Aimant
telle
la
caresse
d'une
mère. |
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8h24,
station
soleil. |
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Ton
rire
franc,
joyeux
aux
oreilles,
possède
sur
moi |
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Une
attraction
si
forte,
si
gaie,
si
merveilleuse |
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Qu'une
bulle
de
tendresse
se
gonfle
en
moi
à
chaque
souffle. |
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8h27,
station
ivresse. |
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Tu
es
partout
:
dans
mon
coeur,
mes
yeux,
mes
pensées, |
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Mes
rêves,
mes
gestes
et
paroles... |
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Où
n'apparais-tu
pas
?
Dans
mes
cauchemars,
peut-être
? |
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Ou
tout
simplement
dans
mon
passé
si
affreusement
vide |
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Et
dénué
de
sens,
dénué
de
toi... |
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8h29,
terminus
des
rêves. |
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Destination
réalité
:
je
descends,
je
t'attends. |
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Delphine |
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